Sader

Sader

Sader s’est adonné à la bombe aérosol en autodidacte. Ayant quitté l’école à 15 ans, il entre dans l’univers du graffiti sans background artistique institutionnel. Cela explique peut-être qu’il soit restéproche de l’identité originelle du mouvement : l’esthétique, mais sans sacrifice de la réflexion.

Son premier coup de spray, il le pose en 1991 et peint de façon très ponctuelle jusqu’en 1995. Puis de façon plus régulière pour ne pas dire acharnée. Il à allié quantité et qualité dans son travail, et a toujours gardé un oeil critique vis à vis de sa production. Fort de plusieurs années de pratique, il n’oublie pas pour autant de garder une réflexion active sur le sens de son travail.

Pour lui, « le message est trop souvent oublié au profit de l’égo et de l’individualisme, oubliant que le graffiti a le pouvoir de toucher le plus grand nombre et de l’inciter à la réflexion. »

Son travail reste basé sur les éléments clés qui constituent le graffiti: l’architecture de la lettre, les personnages, la couleur, le message.